L'évaluation immobilière consiste à déterminer ce que vaut un bien, à une date précise et pour un usage précis. Elle ne donne pas un prix : le prix est ce qu'un acheteur paie un jour donné, la valeur est ce que le marché devrait raisonnablement accepter dans des conditions normales. Les deux peuvent s'écarter, et c'est souvent cet écart qui fait naître un litige.
Toute évaluation repose sur trois choix posés au départ :
- la valeur recherchée : valeur vénale (prix de vente probable), valeur locative (loyer de marché), valeur du bien occupé ou libre, valeur de terrain à bâtir ;
- la date de valeur : au jour du décès pour une succession, au 1er janvier pour l'IFI, à la date retenue par le juge ou les parties pour un divorce ;
- les hypothèses : état du bien, situation locative, droits et servitudes, règles d'urbanisme applicables.
Le résultat dépend aussi du niveau de travail fourni. Un avis de valeur rapide s'appuie sur quelques références et une visite sommaire. Une expertise complète vérifie les surfaces et la situation juridique, croise plusieurs méthodes et expose le raisonnement par écrit. Depuis 2019, les ventes immobilières enregistrées en France sont publiques (base DVF), ce qui permet de fonder une valeur sur des transactions réelles plutôt que sur des prix affichés.
Une évaluation sérieuse se reconnaît à ce qu'un tiers peut en suivre le raisonnement et le contester point par point : références identifiées, corrections expliquées, résultat arrondi et justifié.
Définition proposée par
Servan le 17/10/2026 12:07:02